De ‘Là-bas sans bruit tombe un pétale’ au ‘Pétale’ – ‘저기 소리 없이 한점 꽃잎이 지고’에서 ‘꽃잎’으로

par Ch’oe Yun

petale film

En 1991, Ch’oe Yun publiait Là-bas sans bruit tombe un pétale, une longue nouvelle qui retrace le parcours d’une jeune fille survivante du massacre perpétré par l’armée sud-coréenne sur la population de Kwangju dix ans plus tôt. Cinq années plus tard, le réalisateur Chang Sôn’u décide de porter ce texte à l’écran, et de reconstituer le massacre sur les lieux mêmes de l’insurrection.

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Too Young To Die – 죽어도 좋아

Du sexe mais point trop n’en faut dans la prude Corée !

Par Erin Sepatu


Le sexe fait son grand retour dans le cinéma coréen, mais l’avait-il vraiment quitté ?
Feindre de l’ignorer est certainement le plus sûr moyen de souligner par son absence son évidente présence dans les films produits en Corée. Et pourtant, le plus vieux sujet de cinéma du monde fait encore les beaux jours de la critique, des censeurs et plus épisodiquement du public qui peut suivre, par presse interposée ou sur internet, le débat soulevé par les films qualifiés de trop osés.

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Deux arts, deux artistes 두개의 예술 두명의 예술가

Chihwasôn (Ivre de Femmes et de peinture), d’Im Kwônt’aek

par JEONG Eun-jin

취화선

Le film Chihwasôn a reçu le prix de la mise en scène du festival de Cannes en 2002. S’il raconte l’histoire d’un peintre, Chang Sûng’ôp, qui a réellement vécu en Corée dans la deuxième moitié du XIXème siècle, il raconte aussi beaucoup Im Kwônt’aek, son réalisateur, dont le talent fait écho à celui de son modèle.

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Vingt ans de cinéma coréen 한국영화 20년

par Adrien GOMBEAUD

Depuis deux ans, les films coréens nous arrivent dans un ordre chaotique. Certains ont mis plusieurs années avant d’être distribués en France, d’autres ont atteint nos salles quelques mois seulement après leur sortie coréenne. Ces aléas font qu’il est parfois difficile de tracer depuis nos rivages une histoire du cinéma coréen. A l’image d’Im Kwon-taek, vétéran qui fait paradoxalement figure de nouveau venu sur la scène internationale, le cinéma coréen donne l’illusion de jaillir brutalement. Or, la Corée produit des films depuis 1919 et les présente dans les grands festivals internationaux dès les années 50 (ce qui est remarquable compte tenu de l’histoire coréenne de la première moitié du siècle). Elle a toujours été un pays de cinéma, c’est-à-dire un pays qui a organisé une véritable industrie pour satisfaire un public attentif. Le cinéma coréen ne s’ouvre donc pas à nous, c’est nous qui prêtons plus attention en suivant un mouvement de curiosité plus global. Ce « spectaculaire renouveau » s’explique donc par une longue histoire qui reste à explorer en Occident. Nous nous contentons ici de passer en revue les vingt dernières années pour remettre les films récents dans leur contexte.

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