Séoul en tant que mythe dans ‘Le Piquet de ma mère’ de Pak Wansô – 박완서 <>보여진 신비적인 서울

par JEONG Eun-Jin

Nombreux sont les récits coréens qui mettent en scène Séoul, symbole de la modernité par opposition à la province, à la campagne, ou plus exactement au « pays natal », thème également cher à la littérature coréenne moderne. Plus que sa prodigieuse urbanisation, c’est sa population, composée en grande partie de gens venus y chercher une vie meilleure, qui très tôt attire l’attention de certains écrivains. Confrontées à la dure réalité qui les oblige à se débrouiller pour se faire une modeste place, ces « petites gens » doivent se livrer à une âpre lutte quotidienne où seuls leur apportent une maigre consolation les souvenirs de leur pays natal, auquel ils restent à jamais attachés et qu’ils se promettent de retrouver après avoir « réussi ».

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Faut-il chasser le naturel ? 자연적인 것을 배척해야만 하는가?

Considérations sur la traduction en français de la littérature coréenne

par Jeong Eun-jin

On compte aujourd’hui en France plus de cent titres traduits de la littérature coréenne ou, pour être plus précis, de la littérature sud-coréenne, publiés ces dix dernières années pour plus de la moitié d’entre eux. Ce chiffre peut sembler honorable par rapport à la moyenne des littératures asiatiques ou médiocre comparé aux trois centaines d’ouvrages japonais ou rapporté au total des traductions éditées en France.

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Deux arts, deux artistes 두개의 예술 두명의 예술가

Chihwasôn (Ivre de Femmes et de peinture), d’Im Kwônt’aek

par JEONG Eun-jin

취화선

Le film Chihwasôn a reçu le prix de la mise en scène du festival de Cannes en 2002. S’il raconte l’histoire d’un peintre, Chang Sûng’ôp, qui a réellement vécu en Corée dans la deuxième moitié du XIXème siècle, il raconte aussi beaucoup Im Kwônt’aek, son réalisateur, dont le talent fait écho à celui de son modèle.

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