Vidéos INALCO : Les onomatopées coréennes

 

logo Canal ULes onomatopées tiennent un rôle important dans la communication orale. Présentes dans un nombre infini de langues, elles remplissent plusieurs fonctions :

  • imiter les sons
  • décrire les choses
  • exprimer les sentiments
  • enseigner la langue

Cependant, la langue coréenne se démarque par sa capacité de production d’onomatopées. En effet, les onomatopées coréennes sont très utilisées dans le discours ordinaire et dans la littérature.

Les onomatopées coréennes sont à l’image de la société, elles évoluent avec le temps. Par ailleurs, elles participent à la réflexion qui porte sur les pratiques langagières ainsi que sur la traduction. Il convient de les analyser pour mieux comprendre ce concept propre à la langue coréenne. À ce titre, Patrick Maurus, coréanologue et traducteur nous donne son avis éclairé sur le fonctionnement des onomatopées coréennes.

Source : Canal U TV

 

Comprendre les Corées : La Corée dans ses fables

La Corée dans ses fables de Patrick Maurus

La Corée dans ses fables de Patrick Maurus

Comment parler d’un autre pays ? A moins de se laisser aller à ses impressions ou à répéter ce qu’on aura entendu sur place ou lu dans un journal, la question n’est pas simple.

S’astreindre des années à en étudier la langue, l’histoire, la littérature ou autre est un bon viatique mais ne vaccine pas contre l’opinion, l’idée toute faite, le logocentrisme. La méthode ici choisie, la sociocritique, se propose de ne foncier la réflexion que sur ce que les Coréens disent d’eux-mêmes, sans considérer a priori que ces Coréens existeraient ou seraient dotés d’une spécificité évidente.

Il s’agit donc de prendre au sérieux et même au pied de la lettre ce que la Corée, les Corées disent d’elles-mêmes, et surtout le discours de victimisation qu’elles partagent. Ainsi, tous les lieux communs, miracle, nationalisme, sont-ils remis en perspective, en particulier avec le social-darwinisme.

Car ce que dit de lui un pays n’est ni vrai ni faux mais forme l’ensemble de ses représentations identitaires. Ce qu’on appelle ici des fables. Analysables à la condition de toujours se rappeler qu’elles sont vues, d’ici, à partir d’autres représentations.