Le cinéma n’est pas seul

Hypothèses sociocritiques sur les cinémas coréens.

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Walter Siti, éditeur des Œuvres complètes de Pier Paolo Pasolini, écrivait en parlant de celles-ci :
« C’est à contrecœur, pour de pures raisons de lisibilité et de marché, que nous avons distingué les œuvres en prose de la poésie, le cinéma des essais critiques. ».
On y trouve en tout cas dans ces Œuvres l’affirmation suivante :
« Prenons le cas d’un scénario d’écrivain, qui n’a pas été tiré d’un roman et qui, pour une raison quelconque, n’a pas été porté à l’écran. Ce cas nous met en présence d’un scénario autonome, qui peut très bien représenter, de la part de son auteur, un véritable choix : celui d’une technique narrative. Quel est le critère pour juger une telle œuvre ? »
En effet. C’est dans un article au titre daté mais provoquant : « Le scénario comme structure tendant à être une autre structure ». Ailleurs, dans une lettre à Luciano Anceschi, il écrit :
« Je m’aperçois que le cinéma me pose aujourd’hui des questions sur le plan narratif et des problèmes de langage beaucoup plus intéressants que ceux que me pose le roman contemporain. »

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Entretien avec Shin Sang’ok 신상옥 인터뷰

Par Adrien Gombeaud


Shin Sang’ok

Né le 12 septembre 1925 à Ch’ôngjin (province de Ham’gyông dans l’actuelle Corée du Nord), Shin Sang’ok a étudié la peinture à Tokyo avant de se tourner vers le cinéma. Sa carrière est l’une des plus longues de l’histoire du cinéma coréen, il a tourné plus de 120 films. En 1978, il est enlevé, avec sa femme, l’actrice vedette Ch’o Unhûi, en Corée du Nord. Cet épisode très médiatique reste trouble.

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